Traitement du Coronavirus: la stratégie gagnante du Togo





Avec 77 cas guéris sur un total de cas confirmés de 128, le Togo était à un taux de guérison de 60,15% à la date du 6 mai 2020.

Selon le protocole national de prise en charge des cas confirmés, validé en mi-avril 2020 par le ministre de la Santé, Moustafa Mijiyawa, la conduite thérapeutique par laquelle le pays obtient ce bon taux de guérison dépend des différents cas recensés.

Par définition, un cas confirmé est une personne avec confirmation au laboratoire de l’infection au Covid-19 quels que soient les signes et les symptômes cliniques. Le cas probable est un cas suspect pour lequel le résultat du test au Covid-19 est indéterminé ou un cas suspect pour lequel le test ne pouvait pas être réalisé pour toute raison.

A LIRE AUSSI: Artémisia: la position officielle du Togo désormais connue

Alors que le cas suspect est un patient présentant une infection respiratoire aiguë (fièvre et au moins un signe/ symptôme de maladie respiratoire, exemple : toux, difficultés respiratoires) et des antécédents de voyage ou de séjour dans une localité ayant rapporté une transmission communautaire du Covid-19 dans les 14 jours précédant le début des symptômes, ou un patient présentant une infection respiratoire aiguë (fièvre et au moins un signe/ symptôme de maladie respiratoire, exemple : toux difficultés respiratoires) et ayant été en contact avec un cas confirmé ou probable du Covid-19 dans les 14 jours précédant le début des symptômes, ou encore un patient présentant une infection respiratoire aiguë sévère (fièvre et au moins un signe/symptôme de maladie respiratoire, exemple : toux, difficultés respiratoires) nécessitant une hospitalisation et devant l’absence d’une étiologie pouvant expliquer pleinement le tableau clinique.

Tout cas suspect pour lequel le résultat du test au Covid-19 est indéterminé doit être considéré comme un cas confirmé et pris en charge comme tel, précise le document du protocole.

Ceci renvoie aux deux schémas thérapeutiques qu’applique le Togo. Le premier schéma combine l’hydroxychloroquine comprimé ou chloroquine comprimé (200 mg, 3 fois par jour pendant 10 jours), l’azithromycine 250 mg comprimé (250 mg par jour pendant 10 jours) et la vitamine C comprimé (1 par jour) qui sont administrés au cas confirmé sans signe de gravité et au cas probable sans signe de gravité.

Quant au second schéma, il permet d’administrer en même temps l’hydroxychloroquine comprimé ou chloroquine comprimé (200 mg toutes les 8 heures par jour pendant 10 jours), l’azithromycine 250 mg comprimé (250 mg par jour pendant 10 jours), la vitamine C comprimé (1 par jour) et le ceftriaxone 2 g par jour (relais per os par amoxicilline acide clavulanique dès que possible pendant 7 jours ; si comorbidité associée, assurer sa prise en charge adéquate) à tout cas confirmé avec signes / facteurs de gravité ou comorbidité, et cas probable avec signes / facteurs de gravité ou comorbidité.

A LIRE AUSSI: Coronavirus au Togo: dans l’intimité des personnes confinées à l’hôtel

Le protocole national de prise en charge souligne aussi que, pour tout patient, il est nécessaire de faire signer la fiche de consentement éclairé d’éligibilité au traitement à base de chloroquine ou de l’hydroxychloroquine ; documenter l’utilisation du protocole chloroquine + azithromycine en mentionnant dans le dossier patient la date, l’heure du début du traitement ; réaliser un contrôle biologique 48 à 72 heures après la disparition totale de l’ensemble des symptômes. Il faut également surveiller et notifier les effets indésirables en complétant la fiche de pharmacovigilance : le principal effet indésirable de la chloroquine est l’atteinte de la rétine au niveau de la macula et l’arrêt du traitement doit être envisagé dès les premiers signes d’atteinte, le risque de séquelle étant plus élevé dans les formes tardives ; l’hyper sensibilité de la chloroquine constitue une contre-indication ; le risque de cardiomyopathie est réel chez les patients avec antécédents cardiovasculaires contre un risque d’hypoglycémie chez les patients diabétiques ; l’azithromycine est contre-indiqué en cas d’hypersensibilité à l’azithromycine et en cas de trouble du rythme cardiaque.

L’Union







Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire