Plus les jours passent plus le risque que la pandémie au Togo s’étende encore plus devient une réalité. Alors que la prison civile de Lomé devient un foyer de transmission avec 19 cas positifs pour la seule journée de dimanche et qu’un détenu testé positif est présentement dans la nature, une autre mauvaise nouvelle vient s’ajouter à la liste des quoiques.

En effet, selon les informations du journaliste Anani Sossou, les équipes d’intervention rapide des districts sanitaires de Lomé qui sont dédiés à la lutte contre le COVID-19 ont décidé de ne pas travailler sur le virus. Ce lundi, ils ont croisé les bras et manifestent leur mécontentement.

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D’après le journaliste, ces agents de santé protestent contre le nom respect des engagements pris par les autorités afin de les permettre de faire efficacement leur travail, vu les risques de contamination.

Déjà, il faut rappeler que sur 118 agents de santé mis en quarantaine, on dénombre 10 qui sont contaminés dans l’exercice de leur fonction.

Que reclament-ils exactement?

Ci-dessous l’intégralité de l’article du confrère Anani Sossou :

COVID19/TOGO: LES ÉQUIPES D’INTERVENTION RAPIDE DES DISTRICTS SANITAIRES DE LOMÉ CROISENT LES BRAS CE MATIN

Depuis deux mois déjà, les agents d’intervention rapide des districts sanitaires de Lomé sont à labour sur le terrain pour faire face à la pandémie du coronavirus.

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Ils ne sont pas au CHR de Lomé Commune mais font les suivis pour tous ceux qui reviennent à Lomé, font les dépistages, des tests du Covid-19 et vont là où le besoin se fait sentir dès que le 111 et le 113 sont appelés. Ils sont au front, à la première ligne pour la riposte face au virus.

Dès ce lundi matin, ils ont décidé d’être présents sur leurs lieux de travail mais ne feront plus rien en ce qui concerne le Covid-19. Et pour cause.

Le gouvernement, le ministère de la santé et la cellule de riposte face au virus avaient décidé d’encourager par des primes le personnel soignant et celui qui intervient en première ligne afin de les motiver à faire un bon maillage des zones de contagion et à assurer une meilleure prise en charge des malades.

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En dehors du personnel qui intervient au CHR Lomé commune, les autres intervenants en première ligne n’ont reçu aucune prime. Et même ceux qui avaient voulu réclamer plus à l’hôpital réquisitionné pour la prise en charge des malades ont été remplacés par des médecins et infirmiers militaires.

Ce refus de suivi et de dépistage des agents des districts arrive au moment où le virus se propage à grand train avec 20 nouveaux cas positifs détectés ce 10 mai.

Dans le même temps les directeurs des districts sont priés d’envoyer ce lundi matin une équipe à la prison civile de Lomé pour un dépistage de masse et également dans certaines prisons de l’intérieur du pays.

Le SYNPHOT, le syndicat des praticiens hospitaliers du Togo est au courant mais ne lève pas le petit doigt pour apporter des réponses claires à ce malaise, à cette absence de motivation.

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Si rien n’est fait et que ces agents refusent d’aller sur le terrain et de faire les dépistages, il faut s’attendre à une multiplication des cas actifs.

Car si le virus est contenu et gérable actuellement dans le pays c’est grâce au travail fait en amont pour isoler rapidement tous les cas suspects.

Actu Togo

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