Au Togo, l’assassinat lundi 04 mai dernier du chef du 1er Bataillon de la Brigade d’Intervention Rapide (BIR), le Colonel Madjoulba Bitala, fait encore couler beaucoup d’encre et de salive.

Ce crime intervenu juste au lendemain de la prestation de serment du président Faure Gnassingbé pour un 4e mandat a créé un climat de tension et de suspicion non seulement au sein de l’armée, mais aussi au sein de l’opinion où plusieurs se demandent si ce crime ne serait pas la fumée qui cache le feu.

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Il y a trois ans, le journal français Lettre du Continent avait annoncé de nombreuses désertions au sein de la grande muette. Le journal avait indiqué que 6 désertions ont été enregistrées en 2017 et près d’une quarantaine en 2018.

Un an plus tard, le journal Le Rendez-vous dans sa parution No 330 révélait une « vague de suicide » au sein de l’armée togolaise et plus président au sein du corps des bérets verts.

« Les morts par suicide sont devenus tellement fréquents et on finit par se demander si ceci n’est pas une nouvelle façon de se débarrasser des indésirables. La dernière victime en date de cette traversée du désert est ce sergent du nom de kantati, béret vert de son état. Il est retrouvé mort suspendu à une corde il y a quelques jours. Avant lui, il y a à peine deux mois, une série de morts volontaire a été enregistrée dans l’armée.

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C’est de la préfecture de Badou que le premier à lancer le ton en se plantant une balle alors qu’il était en poste, le second, un ‘’firois’’ en retraite, se pend à l’entrée d’un camp militaire à Lomé. Enfin, le troisième, policier de son état, mourra de ses blessures après s’être donné des coups de couteau à Agoe, tout ceci en l’espace de deux semaines. (…)Il y a de quoi se demander alors si ces morts par suicide sont vraiment des suicides », avait écrit Le Rendez-Vous dans son numéro 330.

Quoi qu’il en soit, le meurtre du Colonel Madjoulba Bitala a réveillé  au sein de l’armée une psychose que plusieurs pensaient enfouie !

Nous y reviendrons !

David TOUMI

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