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Le Togo, en forme longue la République togolaise, est un pays d’Afrique de l’Ouest dont la population est estimée en 2018 à environ 7,9 millions d’habitants pour une densité de 133 hab./km2.

Le Togo est l’un des plus petits États africains avec 56 785 km2, s’étirant sur environ 700 km du nord au sud avec une largeur n’excédant pas 100 km, limité au nord par le Burkina Faso, au sud par le golfe de Guinée, à l’est par le Bénin et à l’ouest par le Ghana. Cette faible superficie n’empêche pas le Togo d’être reconnu pour la grande diversité de ses paysages : une côte de sable fin bordée de cocotiers au sud, des collines, des vallées verdoyantes et des petites montagnes dans le centre du pays, des plaines arides et de grandes savanes plantées de baobabs au nord.

Le Togo fait partie de la CEDEAO depuis 1975

Le Togo est un pays africain de 56 785 km2 dont la longueur est de 600 km et la largeur varie de 50 à 150 km. Le pays possède 1 700 km de frontière avec le Burkina Faso, le Ghana et le Bénin et 50 km de côtes donnant sur le golfe de Guinée. L’érosion y est très importante : en six ans, l’eau a avancé de 140 m. L’altitude maximale est le mont Agou qui culmine à 986 m. Le climat du Togo est de type tropical.

Le Togo dispose de deux aéroports internationaux : l’aéroport international Gnassingbé Eyadema et l’aéroport international de Niamtougou.

Il y a trois types de routes au Togo. Les routes principales longent le pays et sont goudronnées. Les routes secondaires, quant à elles, ont juste un revêtement et joignent les routes principales entre elles. Il existe aussi quelques petits sentiers dans les endroits les plus reculés du pays.

Le Togo tire son nom de Togodo (ce qui signifie originellement ville « au-delà du fleuve » en langue éwé (gem-be) et non ville « au-delà de la rivière », erreur couramment commise) aujourd’hui Togoville, une ville coloniale germanique, première capitale du pays qui est située à l’est de la capitale Lomé.

Le Togo acquiert son indépendance complète, le . Antérieurement, l’autonomie interne remontait au , avec l’institution de la République autonome du Togo4.

Sylvanus Olympio devient président. Sous l’instigation du commandant français Georges Maitrier, chef de la gendarmerie nationale et conseiller du président dont le contrat de coopération arrive à terme, 626 vétérans togolais de l’armée française, dont une grande partie a combattu en Indochine et en Algérie, demandent à être intégrés dans les forces de sécurité togolaises qui comptent 300 membres. Sylvanus Olympio refuse. Ils le destituent dans un coup d’État, le , dans lequel Olympio trouve la mort5. Par ailleurs, avant son assassinat, Sylvanus Olympio avait un important projet, celui de retirer le Togo du franc CFA.

Nicolas Grunitzky est porté au pouvoir. Quatre ans plus tard, à la suite d’un autre coup d’État, il fuit le pays. Il meurt le à Paris dans un accident de voiture.

Kléber Dadjo est président éphémère du Togo du 14 janvier au . Colonel, il est présenté comme le chef de la junte militaire qui prend le pouvoir le à Lomé. Il est déposé lui-même par le sergent Étienne Gnassingbé Eyadema, qui impose une dictature au Togo pour quatre décennies.

En février 1958, la victoire du Comité de l’unité togolaise aux élections ouvre la voie à une indépendance complète du pays, confirmée six mois plus tard par la levée de la tutelle du pays par l’ONU. Sylvanus Olympio est le premier président togolais, mais il est tué au cours du coup d’État du par un officier français. Coup d’État revendiqué par Gnassingbé Eyadéma, le père de l’actuel président.

L’ancien Premier ministre Nicolas Grunitzky devient président du Togo à la suite de ce coup d’État, le premier de toute l’histoire de l’indépendance de l’Afrique noire, organisé par un groupe de soldats mené par le sergent Étienne Gnassingbé Eyadema. Nicolas Gruniztky, favorable à un rapprochement avec la France, est destitué par un nouveau coup d’État en 1967 où l’on retrouve Étienne Gnassingbé Eyadema.

De 1967 au , Étienne Gnassingbé Eyadema, très critiqué pour ses méthodes de répression envers ses opposants politiques, est président du Togo. À la suite de son décès et profitant de l’absence au pays du président de l’Assemblée nationale qui, selon l’article 65 de la Constitution, doit assurer l’intérim de la présidence, l’armée togolaise prend la décision de confier le pouvoir au fils de Gnassingbé Eyadema, Faure Gnassingbé. L’Union africaine par la voix du président de la Commission Alpha Oumar Konaré dénonce un coup d’État militaire.

Le , à la suite des pressions de la CEDEAO et de l’Union européenne, le fils de Gnassingbé se retire et laisse la place au vice-président de l’Assemblée nationale togolaise : Abbas Bonfoh. Ce dernier assure l’intérim de la fonction présidentielle jusqu’à la tenue de l’élection présidentielle du 24 avril 2005. Quatre candidats se présentent : Faure Gnassingbé, soutenu par le Rassemblement du peuple togolais (RPT), Emmanuel Bob Akitani, candidat de la coalition de l’opposition radicale, Harry Olympio, candidat du Rassemblement pour le soutien à la démocratie et au développement (RSDD, opposition modérée) et Nicolas Lawson, homme d’affaires qui annonce le retrait de sa candidature le .

Le , la Commission électorale nationale et indépendante (CENI) proclame les résultats de l’élection présidentielle du 24 avril. Faure Gnassingbé, remporte l’élection avec 60,22 % des suffrages devant Emmanuel Bob Akitani avec 38,19 % et Harry Olympio avec 0,55 %. L’opposition et le RPT s’accusent mutuellement de manipulations et de fraudes. La France juge que le scrutin s’est déroulé dans des conditions acceptables même s’il y a eu plus de 500 morts, 10 000 blessés et 30 000 réfugiés. La Commission européenne, malgré un rapport confidentiel accréditant l’existence de fraudes massives de la part du pouvoir, a pris acte de l’élection de Faure Gnassingbe. Le Parlement européen a toutefois voté une résolution de non-reconnaissance de Faure Gnassingbé comme président élu du Togo.

Le , Edem Kodjo, président de la Convergence patriotique panafricaine (CPP, opposition modérée), est nommé Premier ministre. Il est chargé de constituer un gouvernement d’union nationale.

Amnesty International publie en juillet 2005 un rapport dénonçant selon ses propres termes « un scrutin entaché d’irrégularités et de graves violences » tout en montrant que « les forces de sécurité togolaises aidées par des milices proches du parti au pouvoir (le Rassemblement du peuple togolais (RPT)) s’en sont violemment prises à des opposants présumés ou à de simples citoyens en ayant recours à un usage systématique de la violence ». Le rapport reproche aussi à la France son rôle ambigu dans la situation actuelle6.

Les violences consécutives aux événements politiques de 2005 auraient entraîné entre 400 et 500 morts. Certains parlent même de plus de 800 victimes[réf. nécessaire].

Les élections législatives de 2007 seront considérées comme libres et transparentes par la communauté internationale. Surtout, elles permettent le retour d’une Assemblée pluraliste au Togo. Dans cette même tendance, en 2010 seront organisées des élections présidentielles sans violences où le président Faure Gnassingbe est réélu avec 60,9 % des voix. L’UFC dont le candidat naturel, Gilchrist Olimpyo, a été remplacé au dernier moment par Jean-Pierre Fabre, conteste cette élection dans la rue mais se refuse à tout recours devant la cour constitutionnelle[réf. nécessaire].

En 2013, de nouvelles élections législatives sont organisées. Le Parti Unir obtient 62 sièges sur 91 soit la majorité absolue. L’ANC devient le premier parti de l’opposition avec 19 sièges. Un regroupement des principaux partis d’opposition (le Combat pour l’alternance politique) dénonce par avance des fraudes massives pour l’élection présidentielle de 20157.