À Tabligbo, ça chauffe entre les populations et SCANTOGO





Vendredi dernier, les populations de Sika Kondji et villages voisins, ont crié leur désarroi face aux « mensonges », à la « corruption » et à la « cruauté » de la direction de la société SCANTOGO, basée à Tabligbo (79 Km de Lomé) dans le cadre de la gestion de leurs terres et bien dans cette localité du pays.

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Devant les médias, celles-ci ont critiqué les propos tenus par Jean Adolehoume, Directeur administratif de ScanTogo et d’autres responsables de l’entreprise en novembre dernier, lors d’une conférence de presse.  

Ces derniers, à en croire les propriétaires terriens, « ont débité des mensonges énormes au dos de la population ». De la technique de la réponse du berger à la bergère, ceux-ci ont dénoncé le rôle trouble de « leurs frères noirs » autour du Directeur Général de Scan Togo, Éric Goulignac dont ils témoignent être un homme « bon ».  

« Les terres en milieu rural appartiennent à des collectivités. Rares sont des terres qui ont un titre personnel. Et l’usine SCANTOGO ne peut l’ignorer. Mais l’usine dit avoir acheté des terres auprès des collectivités et a payé certaines personnes sans avoir pris soins de leur faire établir un mandat en bonne et due forme donné par les autres cohéritiers. Les sous versés 2/8 à ces gens, n’ont pas été reversés à tous les héritiers et surtout ceux des branches féminines sont exclus. Les héritiers des descendantes féminines remettent en cause la vente des terres. Donc le site de l’usine est construit sur des terrains litigieux. Dire qu’ils ont acheté ces terres n’est qu’une déclaration », peut-on lire dans la déclaration liminaire. 

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Selon la collectivité Sika et autres, les relations entre elle et Scan Togo allaient bon train lorsqu’en 2019, à la fin d’un 1er contrat de 5 ans, la société a voulu « bailler de nouvelles terres et compter les biens à nouveau ». 

« Cette fois-ci, c’est nos frères noirs qui sont aux commandes. Après comptage des biens en présence des propriétaires terriens et exploitant, les procès-verbaux sont dressés 3/8 comme d’habitude. Cette fois-ci, nos frères noirs qui sont autour du Directeur de Scantogo ordonnent à leurs subalternes de ne pas remettre aux exploitants, copie des procès-verbaux de comptage. Voilà tout le problème. Si l’exploitant n’a pas les procès-verbaux de comptage, sur quelle base peut-il être dédommagé ? », Se demandent les collectivités. 

Les deux camps se lancent ainsi dans une bataille juridique qui aura connu plusieurs rebondissements, mais la situation n’aura bougé d’un trait. 

S’agissant du fait que Scan Togo ait déclaré avoir procédé aux indemnisations, les populations rejettent cette déclaration car celles-ci sous-entendent qu’il y a eu détournement de fonds. 

« Demandez à Scantogo de produire la fiche de paiement. Aussi, selon le juriste GNAMAKOU, un des bourreaux de la population de Sika Kondji, le Directeur Général de Scantogo Éric Goulignac a donné son feu vert pour payer plus de 1,5 milliards de dédommagements aux exploitants. Alors que le même juriste et le Directeur Administratif et RSE de Scantogo, déclarent avoir payé tout le monde en montrant des papiers qui n’atteignent pas 350 millions. Où sont passé les 1,15 milliard de FCFA ? », ont lancé les exploitants.  

Et d’ajouter : « Pourtant, on poursuit les journaux (Fraternité, Liberté et flambeau des démocrates) pour avoir dit que seulement 135 millions sont disparus. Alors que les preuves et les déclarations des frères noirs autour du DG Éric, démontrent au moins 1,15 milliard de fonds qu’on ne justifie pas (…) Que chacun voit qui dit vrai. Scantogo a payé à la tête du client certaines personnes. Certains ont droit à Zéro franc sans aucune pitié. D’autres 250 FCFA, d’autres 500 F. Au même moment, le fils des voleurs qui collaborent avec les noirs autour du D.G Éric Goulignac ont plus de 3.000.000 sans avoir cultivé un centimètre carré de champ. On se demande comment et sur quel critère les gens sont dédommagés ». 

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Face aux nombreuses incohérences relatives à l’affaire, les propriétaires terriens exigent les procès-verbaux de comptage et le barème de dédommagement. Ils déplorent le sort de DG actuel qui, selon eux, « est tellement téléguidé sur tout plan de telle sorte qu’il ne sait qui sont véritablement ses alliés ». 

Et les propriétaires terriens d’avertir : « Nous nous organisons pour le désensorceler. Car il est une bonne personne, ce sont les cupides autour de lui qui le contrôle sur d’autres dimensions ». 







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